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La question des sanctions contre la Corée du Nord doit être abordée «dès que possible», selon l'envoyé des Nations unies

11.01.2019 à 20h54

SEOUL, 11 jan. (Yonhap) -- Les sanctions internationales ont un impact sur les conditions économiques et sociales déjà désastreuses du peuple nord-coréen et devraient être abordées dès que possible, a déclaré ce vendredi le rapporteur des Nations unies sur les droits de l'Homme en Corée du Nord, Tomas Ojea Quintana.

Au cours d'une conférence de presse concluant sa visite de cinq jours en Corée du Sud, Quintana a fait savoir que la situation sérieuse des droits de l'Homme en Corée du Nord reste inchangée et a appelé à inclure la question des droits humains dans les négociations de dénucléarisation avec Pyongyang.

Le rapporteur des Nations unies a pris note du désir du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, formulé dans son discours du Nouvel An, d'améliorer de façon spectaculaire les conditions de vie du peuple nord-coréen, disant que cette remarque pourrait suggérer qu'il a reconnu le problème et pourrait représenter un début de résolution.

«L'économie de la Corée du Nord a été ciblée dans son ensemble par les sanctions. Cette formule, du point de vue des droits de l'Homme, soulève beaucoup de questions», a dit Quintana. «À mon avis, la question des sanctions devra être abordée dès que possible.»

Il a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à superviser la mise en œuvre de ses sanctions pour s'assurer qu'elles n'ont pas d'impact préjudiciable sur les personnes vulnérables en Corée du Nord. Il a également évoqué les limitations rencontrées par les agences des Nations unies en Corée du Nord dans la réalisation d'opérations humanitaires.

«Je lance aussi ici un appel similaire aux pays qui ont imposé des sanctions unilatérales», a-t-il dit.

Les activités humanitaires ne sont pas interdites par les sanctions internationales mais les sanctions les affectent en perturbant les canaux bancaires, en interrompant les chaînes d'approvisionnement et en retardant le transport des marchandises.

«Il est important que la coopération humanitaire soit prolongée sans politisation et dans le plein respect des principes de neutralité et d'indépendance», a déclaré le rapporteur des Nations unies.

Au cours de sa visite, Quintana a rencontré des représentants du gouvernement sud-coréen, dont le vice-ministre des Affaires étrangères Lee Tae-ho et le vice-ministre de l'Unification Chun Hae-sung, ainsi que des militants et des transfuges nord-coréens.

Il s'agit de son cinquième voyage à Séoul depuis qu'il a pris ses fonctions en mars 2016. Son bureau a déclaré que la Corée du Nord a rejeté ses demandes répétées de visiter le pays.

L'émissaire onusien envisage de soumettre en mars un rapport régulier sur ses constatations et recommandations au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.

Le rapporteur des Nations unies sur les droits de l'Homme en Corée du Nord, Tomas Ojea Quintana, en conférence de presse ce vendredi 11 janvier 2019 à Séoul.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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