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International

Le rapatriement de la fille d'un diplomate nord-coréen agite les cercles politiques italiens

21.02.2019 à 11h37
(Photomontage)

ROME/SEOUL, 21 fév. (Yonhap) -- Une mystérieuse affaire impliquant un ancien envoyé nord-coréen en Italie et sa famille a attisé les tensions politiques dans le pays européen après le rapatriement de sa fille adolescente.

Jo Song-gil a quitté son poste de chargé d'affaires à l'ambassade de Corée du Nord à Rome en novembre dernier et a disparu avec son épouse dans le cadre de ce qui semble être une demande d'asile.

L'incident a été signalé pour la première fois par un journal basé à Séoul au début de cette année et les services de renseignement de la Corée du Sud ont confirmé, lors d'un briefing à huis clos pour les députés, que Jo avait disparu.

Le ministère italien des Affaires étrangères a tardivement confirmé avoir reçu une notification officielle le 20 novembre indiquant que Jo avait été remplacé par un diplomate nommé Kim Chon.

On ignore où se trouvent Jo et son épouse.

Le sort de leur fille, qui aurait 17 ans, attire également l'attention. L'affaire évolue vers une fracture diplomatique mais également une querelle politique en Italie.

Au cours d'une conférence de presse tenue mercredi à Séoul (heure locale), Thae Yong-ho, ancien ambassadeur adjoint de Corée du Nord en Grande-Bretagne, qui a fait défection en Corée du Sud en 2016, a déclaré que Jo n'a pas pu emmener sa fille avec lui lorsqu'il s'est échappé de l'ambassade de Rome.

Thae a ajouté que la lycéenne avait été emmenée à Pyongyang via Pékin et qu'elle est maintenant en détention, entraînant des raports de médias affirmant qu'elle a été rapatriée par la force.

Le ministère italien des Affaires étrangères a ensuite annoncé qu'il avait été informé le 5 décembre du fait que Jo et son épouse avaient quitté l'ambassade le 10 novembre.

«Leur fille, ayant exprimé le souhait de retourner dans son pays pour y vivre avec ses grands-parents, y était retournée le 14 novembre 2018, accompagnée de membres du personnel féminin de l'ambassade», a déclaré le ministère dans une déclaration citant le même communiqué. Il n'a pas clarifié la source de l'information.

Un haut responsable du ministère a dirigé une attaque sur Pyongyang.

Si les informations faisant état d'un rapatriement forcé sont confirmées, cela «aurait une gravité sans précédent», a écrit le sous-secrétaire Manlio Di Stefano sur Facebook. «Les responsables de cela paieront, vous pouvez en être sûr.»

Le gouvernement italien a également été pris pour cible. Les critiques ont soutenu que l'Italie aurait dû protéger la fille de Jo.

«Elle risque maintenant d'être torturée par l'un des pires régimes du monde», a déclaré Di Stefano, membre du Mouvement 5 étoiles de la coalition au pouvoir à Rome.

lp@yna.co.kr

(FIN)

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