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International

Une coopération économique intercoréenne complète «impossible» pour le moment, selon Ban Ki-moon

26.03.2019 à 17h53
L'ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon au Kwanhun Club à Séoul ce mardi 26 mars 2019.

SEOUL, 26 mars (Yonhap) -- L'ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé ce mardi la Corée du Sud à participer «fermement» aux sanctions internationales contre Pyongyang plutôt que de chercher précipitamment à coopérer économiquement avec le pays voisin.

Au cours d'un forum organisé par le Kwanhun Club, une association de journalistes chevronnés, Ban s'est aussi montré sceptique quant à la volonté affichée par Pyongyang de se «dénucléariser complètement», affirmant que le Nord semble avoir cherché un gel nucléaire afin de surmonter sa crise économique causée par les sanctions.

«Plutôt que de chercher précipitamment et indépendamment à faire quoi que ce soit avec le Nord, le gouvernement devrait fermement rejoindre la coopération internationale pour des sanctions contre Pyongyang», a déclaré Ban, qui a dirigé les Nations unies de 2007 à 2016.

«À ce stade, la coopération économique intercoréenne à grande échelle est impossible. La roue des relations intercoréennes ne peut pas se mouvoir correctement si basée sur une illusion», a-t-il ajouté.

Séoul a promu un éventail de projets de coopération économique intercoréenne, y compris la reprise des visites au mont Kumgang sur la côte est nord-coréenne et une éventuelle réouverture du complexe industriel intercoréen de Kaesong.

Certains pensent cependant que la coopération économique transfrontalière pourrait compromettre le régime des sanctions alors que la Corée du Nord n'a pas encore pris de véritables mesures de désarmement.

Les Etats-Unis semblent considérer les sanctions internationales comme un outil crucial pour faire pression sur le Nord pour qu'il participe au dialogue et renonce à ses ambitions nucléaires, raison pour laquelle des observateurs pensent que la poursuite de la coopération économique transfrontalière pourrait provoquer une division avec Washington.

L'ancien ministre sud-coréen des Affaires étrangères a demandé à Séoul de chercher à colmater les fissures dans l'alliance avec Washington, le cas échéant, et de renforcer la relation bilatérale.

Notant la frustration apparente de la Corée du Nord face à l'échec du deuxième sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Hanoï le mois dernier, Ban a soulevé la possibilité d'une provocation nord-coréenne.

«(La Corée du Sud) doit se préparer à la possibilité que le Nord entreprenne une provocation afin de répondre à la situation actuelle», a-t-il dit.

A propos de la pollution aux poussières fines, Ban a insisté sur la nécessité d'une coopération entre l'ensemble des secteurs nationaux, y compris les industries, les organisations civiles et la presse.

Il a, en particulier, dit que les cercles politiques ne devraient pas aborder la question de l'environnement dans une optique partisane.

«Il n'y a pas de frontière idéologique, politique ou nationale pour ce qui est de la question des particules fines», a-t-il estimé.

«S'il se politise, l'organe national sur les particules fines échouera», a-t-il ajouté.

Ban a récemment accepté de diriger un organisme national de lutte contre la pollution aux particules fines.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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