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La Corée du Nord amende sa constitution pour faire de Kim Jong-un le chef de l'Etat officiel

11.07.2019 à 17h58
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors d'une réunion du Bureau politique du Comité central du Parti du Travail de Corée à Pyongyang le 9 avril 2019. (Utilisation en Corée du Sud uniquement. Redistribution interdite)

SEOUL, 11 juil. (Yonhap) -- La Corée du Nord a amendé sa constitution pour faire du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un le chef de l'Etat officiel, a annoncé Naenara, un site nord-coréen de propagande.

La nouvelle constitution, révisée en avril par l'Assemblée populaire suprême (SPA), indique que le président de la Commission des affaires de l'Etat (SAC), le plus haut siège du pouvoir du pays, sert de leader suprême qui «représente le pays», selon Naenara, qui a dévoilé le texte intégral de la nouvelle constitution.

Kim est président de la Commission des affaires de l'Etat.

La constitution précédente indiquait seulement que le président de la Commission servait de leader suprême. Sous la version précédente du texte, le président du Présidium de la SPA représentait le pays en tant que chef d'Etat symbolique.

La nouvelle constitution précise toujours que le président du Présidium du SPA représente la pays et reçoit les dignitaires étrangers.

Des spéculations quant à une éventuelle révision de la constitution pour faire de Kim le chef de l'Etat officiel avaient surgi après que Kim ne s'était pas présenté aux élections parlementaires en mars, une première. Son nom ne figurait pas non plus sur la liste des députés nouvellement élus.

Kim a été réélu au poste de président de la SAC en avril. Les médias nord-coréens parlaient alors de lui en utilisant le nouveau titre de «représentant suprême».

En avril, Choe Ryong-hae, considéré comme l'un des plus proches collaborateurs de Kim, a été élu pour remplacer Kim Yong-nam à la présidence du Présidium de la SPA.

Par ailleurs, la nouvelle constitution ne mentionne plus la politique «songun», ou politique de priorité à l'armée, qu'avait préconisée en préambule l'ancien dirigeant Kim Jong-il.

Depuis sa prise de fonction fin 2011 à la mort de son père, Kim Jong-un met l'accent sur le Parti du Travail de Corée et les agences gouvernementales.

La nouvelle constitution exclut les «projets de construction de la défense nationale» dans la définition des devoirs et des obligations des membres du Cabinet, un changement que les experts considèrent comme une autre indication que Kim cherche à rompre avec la politique de son défunt père de priorité à l'armée.

Elle reflète aussi la priorité accordée par Kim au développement économique à travers la science et la technologie. «Le pouvoir technologique scientifique est la ressource stratégique la plus importante du pays», indique le texte, qui appelle à accroître la part de la science et de la technologie dans l'économie.

La nouvelle constitution stipule que la Corée du Nord «élargira et développera les relations économiques extérieures», remplaçant l'expression précédente de «développera le commerce extérieur».

Les observateurs voient dans ce changement une indication que Pyongyang favorisera l'amélioration de ses relations avec d'autres pays afin de stimuler le commerce et attirer les investissements malgré les sanctions internationales.

mathieu@yna.co.kr

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