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La Corée du Sud réfute les arguments de Tokyo sur la restriction d'exportations

19.07.2019 à 11h43
Lee Ho-hyun, le chef du bureau des politiques commerciales du ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie, annonce la position du gouvernement sur la restriction d'exportations japonaise le 19 juillet 2019 au complexe gouvernemental à Séoul.

SEOUL, 19 juil. (Yonhap) -- Le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie a réfuté vendredi les arguments du Japon sur la restriction d'exportations de matériaux de haute technologie, en demandant à Tokyo de répondre à la demande de Séoul de tenir des discussions afin de régler cette question.

Les tensions diplomatiques et économiques s'intensifient entre la Corée du Sud et le Japon après que Tokyo a durci ses contrôles des exportations en Corée du Sud de matériaux essentiels à la production de semi-conducteurs et d'écrans. Il s'agit d'une mesure de représailles apparente contre une série de verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne sur le travail forcé du Japon en temps de guerre.

Le Japon affirme que la restriction d'exportations fait partie de son plan de revoir ses réglementations sur les exportations et non pas de renforcer le contrôle des réglementations sur les exportations.

Cependant, Lee Ho-hyun, le chef du bureau des politiques commerciales du ministère, a dit à des journalistes que l'argument du Japon n'est «pas persuasif», car la restriction d'exportations interdit en réalité à des entreprises japonaises d'expédier des matériaux vers la Corée du Sud.

Les fabricants de puces sud-coréens, Samsung Electronics et SK hynix, sont donc à la recherche de produits alternatifs et travaillent pour localiser ces matériaux clés.

La restriction japonaise devrait nuire non seulement aux relations entre Séoul et Tokyo, mais aussi aux chaînes d'approvisionnement mondiales, a déclaré Lee.

Le Japon affirme également que les réglementations de la Corée du Sud sur les matériaux sont insuffisantes mais Lee l'a contredit en disant que Séoul les réglemente mieux que Tokyo.

Même si la Corée du Sud et le Japon ont tenu la semaine dernière leur premier face-à-face à Tokyo, cette entrevue a montré leurs différences profondes. Des officiels sud-coréens ont dit que le Japon a donné des explications contradictoires sur la restriction d'exportations.

La Corée du Sud a demandé clairement au Japon de retirer la restriction lors de la rencontre de la semaine dernière, a indiqué Lee.

La Corée du Sud a exigé que le Japon tienne plus de discussions pour résoudre ce problème mais Tokyo n'a pas donné de réponse, a ajouté Lee.

«Nous demandons à nouveau sincèrement au Japon de répondre à la demande de discussions», a-t-il déclaré.

En octobre dernier, la Cour suprême sud-coréenne a ordonné à Nippon Steel & Sumitomo Metal Corp., aujourd'hui Nippon Steel Corp., de dédommager quatre Sud-Coréens pour le travail forcé et non rémunéré qu'ils ont fourni à l'entreprise en temps de guerre.

Le Japon a fermement condamné cette décision, affirmant que la question de l'indemnisation a été entièrement réglée par la signature de l'accord bilatéral de 1965 qui a normalisé les liens diplomatiques entre les deux pays.

Le président Moon Jae-in a déclaré toutefois que le verdict rendu en octobre sur le travail forcé pratiqué par le Japon en temps de guerre signifie que les droits des individus à réclamer des dommages-intérêts ne sont pas soumis à cet accord.

mjp@yna.co.kr

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