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La Corée du Sud commémore la journée des «femmes de réconfort»

14.08.2019 à 13h55
«Statue de fille»

SEOUL, 14 août (Yonhap) -- La Corée du Sud célèbre ce mercredi la journée de commémoration des femmes de réconfort qui a été reconnue comme journée nationale il y a deux ans.

La cérémonie officielle s'est déroulée au Musée Kim Koo au centre de Séoul avec près de 300 participants de tous bords, y compris les victimes de l'esclavage sexuel durant la colonisation japonaise.

C'est la deuxième fois que le gouvernement organise cet événement de commémoration depuis qu'il a désigné le 14 août comme la journée nationale de commémoration en 2017. Cette date marque le jour où Kim Hak-sun, victime de la barbarie sexuelle japonaise, a présenté pour la première fois son témoignage en public en 1991 concernant l'esclavage sexuel du Japon durant la Seconde Guerre mondiale.

La date tombe aussi la veille du jour de la Libération qui marque la fin de la période coloniale du Japon.

D'après des historiens, pas moins de 200.000 femmes, dont la plupart étaient des Coréennes, ont été contraintes à la servitude sexuelle dans des bordels japonais en première ligne pendant la Seconde Guerre mondiale, quand la péninsule coréenne était une colonie japonaise. Ces femmes sont appelées euphémiquement «femmes de réconfort».

Lors de la cérémonie, l'actrice Han Ji-min a lu la lettre écrite par une fille de l'une de ces victimes.

«Quand j'ai entendu dire pour la première fois que ma mère était femme de réconfort pour l'armée japonaise, j'était trop jeune pour comprendre cela», a dit la fille dans sa lettre. «J'ai pleuré encore et encore pour la douleur et la souffrance que ma mère a dû subir pendant toute sa vie.»

Jin Sun-mee, la ministre de l'Egalité hommes-femmes et de la Famille, a dit que le gouvernement prendrait l'initiative d'élargir la question des femme de réconfort à la question des droits des femmes.

Mike Honda, ancien sénateur américain qui a travaillé pour l'adoption de la résolution sur les femmes de réconfort à la Chambre des représentants en 2007, Acan Sylvia Obal, avocate ougandaise pour le mouvement des femmes et d'autres personnalités éminentes de la communauté internationale ont envoyé des messages vidéo qui ont été diffusés durant la cérémonie.

Acan a reçu le premier prix de paix Kim Bok-dong. Le prix portant le nom d'une défenseuse sud-coréenne des droits de l'Homme et elle-même victime de l'esclavage sexuel pendant la Seconde Guerre mondiale, est attribué aux femmes ayant contribué à sensibiliser l'opinion publique sur la violence sexuelle en temps de guerre.

Plusieurs événements comme des symposiums, rassemblements et expositions auront également lieu à travers le pays pour célébrer cette journée.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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