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(3e LD) La Corée du Nord tire deux missiles balistiques de courte portée vers la mer de l'Est

24.08.2019 à 10h49
«Nouvelle arme» nord-coréenne

SEOUL, 24 août (Yonhap) -- La Corée du Nord a tiré ce samedi deux projectiles semblant être des missiles balistiques de courte portée en direction de la mer de l'Est, a indiqué le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS), intensifiant les tensions à l'approche de la possible reprise des négociations de dénucléarisation avec les Etats-Unis.

Les projectiles ont été lancés à 6h45 et 7h02 depuis les environs de Sondok, dans la province du Hamgyong du Sud, selon le JCS. Ils ont parcouru la distance de 380 km, à l'altitude maximale de 97 km et à la vitesse de pointe de Mach 6,5, selon le JCS.

«Notre armée suit de près la situation dans le cas où il y aurait d'autres lancements et se maintient prête», a-t-il ajouté. Les autorités du renseignement sud-coréennes et américaines sont en train d'effectuer une analyse afin de déterminer leur type exact.

Les lancements d'aujourd'hui sont intervenus environ une semaine après que la Corée du Nord a effectué des tirs d'essai de deux projectiles semblant être des missiles balistiques de courte portée en direction de la mer de l'Est, le 16 août.

Il s'agissait de la neuvième série de tirs depuis le 4 mai, jour où le Nord a mis fin à une pause de 17 mois et commencé à nouveau à tirer des projectiles et missiles pour tester de nouvelles armes et protester contre un exercice militaire conjoint Corée du Sud-Etats-Unis qu'il dénonce depuis longtemps comme une répétition d'invasion.

L'exercice s'est terminé plus tôt cette semaine, alimentant les espoirs sur un arrêt des lancements de missiles nord-coréens et une reprise des négociations de dénucléarisation entre Washington et Pyongyang.

Les précédents tirs avaient eu lieu il y a une semaine, le 16 août. Le Nord semble utiliser ces lancements pour tester de nouveaux types de missiles de courte portée, dont ses versions de l'Iskander russe et du missile américain ATACMS (Army Tactical Missile System).

«Nous sommes ouverts à toutes les possibilités. La Corée du Nord pourrait avoir tiré l'un des missiles nouvellement développés en ajustant l'altitude. Mais nous n'écartons pas la possibilité qu'elle ait testé un tout nouveau type aujourd'hui», a noté un officier de l'armée.

L'altitude maximale des projectiles précédemment tirés par le Nord cette année se situait à 25-60 km.

L'armée sud-coréenne a également noté qu'elle partagerait ses informations confidentielles sur les derniers lancements avec le Japon à la demande de Tokyo en vertu de l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA).

Cela attire l'attention comme il s'agit du premier cas depuis la décision de la Corée du Sud annoncée jeudi de mettre fin à l'accord après que le Japon a étendu ses restrictions d'exportation contre son pays voisin en représailles apparentes contre des verdicts de la justice coréenne sur le travail forcé en temps de guerre.

L'accord de partage de renseignements militaires arrivera à échéance en novembre.

En exprimant ses «fortes préoccupations» sur les lancements qui se poursuivent malgré la fin de l'exercice militaire conjoint Corée du Sud-Etats-Unis, le bureau présidentiel a promis des efforts diplomatiques pour aider à ramener le Nord à la table des négociations pour sa dénucléarisation.

A Washington, un haut officiel américain a déclaré que les Etats-Unis étaient informés des derniers lancements de missiles et surveillaient étroitement la situation en coopération avec ses alliés.

Les tirs d'aujourd'hui sont survenus aussi après que la Corée du Nord a lancé des attaques verbales contre les Etats-Unis à l'approche de l'éventuelle reprise des discussions en suspens sur son programme d'armes nucléaires.

Hier, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong-ho a critiqué le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo pour ses propos sur «les plus fortes» sanctions en avertissant que Pyongyang cherchera à rester la «plus grande menace» pour les Etats-Unis si ces derniers continuent à confronter le Nord avec des sanctions et est prêt à la fois au dialogue et à la confrontation.

Il y avait des signes pour un redémarrage des pourparlers après la fin de l'exercice militaire conjoint Corée du Sud-Etats-Unis cette semaine.

Le représentant spécial américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, est arrivé mardi à Séoul pour discuter avec des hauts officiels sud-coréens sur les efforts communs pour relancer les négociations de travail entre Washington et Pyongyang.

Plus tôt ce mois-ci, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a fait part de sa volonté de relancer les discussions avec les Etats-Unis dès la fin de l'exercice, selon le président américain Donald Trump.

Les négociations sur le programme d'armes nucléaires du Nord sont au point mort depuis le sommet de Hanoï en février, qui s'est terminé sans accord. Lors de leur rencontre improvisée à la frontière intercoréenne le 30 juin, Trump et Kim étaient tombés d'accord pour relancer les négociations nucléaires et les Etats-Unis avaient proposé une réunion entre groupes de travail.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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