Go to Contents
RECHERCHE

Actualités

(LEAD) La Cour suprême confirme la culpabilité de l'ancien gouverneur An pour abus sexuel

09.09.2019 à 15h19
L'ancien gouverneur de la province du Chungcheong du Sud, An Hee-jung, répond à des questions de journalistes le lundi 19 mars 2018 à son arrivée au Parquet du district Ouest de Séoul pour un interrogatoire sur des allégations d'agressions sexuelles contre au moins deux femmes.

SEOUL, 09 sept. (Yonhap) -- La Cour suprême a maintenu ce lundi la décision d'un tribunal inférieur qui avait condamné l'ancien gouverneur de la province du Chungcheong du Sud, An Hee-jung, à trois ans et demi de prison pour violences sexuelles dans le cadre d'une affaire liée au mouvement #MeToo.

La plus haute juridiction du pays a rendu le verdict contre l'ex-gouverneur en déclarant que les témoignages de la victime étaient cohérents et crédibles pour pouvoir être acceptés comme des preuves.

«Les témoignages de la victime sont jugés crédibles compte tenu du fait qu'ils sont cohérents et très détaillés sans parties incohérentes», a déclaré la Cour suprême dans son verdict.

Elle a aussi évoqué la «sensibilité au genre» comme une logique juridique qui a soutenu le verdict.

En citant un précédent verdict de la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays a souligné que les juges devaient tenir compte du contexte ou d'éventuelles questions d'égalité hommes-femmes lors de l'examen des affaires de violence sexuelle.

An a été accusé d'avoir abusé sexuellement de son ancienne secrétaire Kim Ji-eun à plusieurs reprises de juillet 2017 à février de l'année dernière en usant de son pouvoir.

Kim a affirmé que An l'avait forcée à avoir des relations sexuelles avec lui et l'avait touchée plusieurs fois pendant les huit mois en question.

Un tribunal de première instance l'avait jugé non coupable en août 2018 faute de preuves suffisantes. En février dernier, la cour d'appel avait renversé cette décision en le condamnant à trois ans et demi de prison et le jugeant coupable de 9 des 10 accusations dont celles d'abus de pouvoir et d'attouchements sexuels.

Cette affaire, qui a été révélée suite à des témoignages de Kim lors d'une interview accordée dans un journal télévisé retransmis en direct en mars 2018, a déclenché le mouvement #MeToo en Corée du Sud et mis fin à la carrière politique du potentiel candidat progressiste à la prochaine élection présidentielle.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

Mots clés
TAILLE DES CARACTÈRES

Changer la taille des caractères

A A

SAVED

PARTAGER

Pour obtenir le lien, entrer l’adresse URL.