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Pyongyang met en garde les Etats-Unis et les pays européens

08.10.2019 à 09h28
Kim Song

WASHINGTON, 07 oct. (Yonhap) -- L'ambassadeur nord-coréen auprès des Nations unies, Kim Song, a vivement contesté lundi l'intention des Etats-Unis et des pays européens d'aborder la question du récent tir de missile de la Corée du Nord au Conseil de sécurité de l'ONU, en avertissant que cela ne ferait que pousser davantage le régime à «défendre sa souveraineté».

Kim Song a protesté lors d'un point de presse à la mission nord-coréenne à New York, la veille de la réunion à huis clos du Conseil de sécurité pour discuter du tir d'essai de missile mer-sol balistique stratégique (MSBS) de la Corée du Nord la semaine dernière.

La réunion a été convoquée par le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

«Nous savons bien que les Etats-Unis sont derrière ce mouvement impur du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne», a dit Kim, selon Reuters. «Les Etats-Unis et ses adhérents devraient garder à l'esprit que s'ils remettent en cause nos mesures d'autodéfense lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU à ce moment, cela ravivera davantage notre désir de défendre notre souveraineté.»

A la question de savoir si la défense de la souveraineté de la Corée du Nord signifie des tests de missiles supplémentaires, l'ambassadeur s'est contenté de dire «veuillez observer attentivement ce que nous ferons dans l'avenir», sans donner plus de détails.

Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont condamné la violation par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité qui interdisent au régime d'utiliser des technologies de missile balistique.

Le test de MSBS a eu lieu mercredi dernier avant que les officiels nord-coréens et américains ne reprennent les négociations de niveau opérationnel sur la dénucléarisation lors d'une rencontre à Stockholm, en Suède, samedi dernier.

Pyongyang a rompu ces pourparlers en accusant Washington d'avoir échoué à présenter une nouvelle proposition.

Il a aussi menacé de mettre fin au moratoire imposé par le régime lui-même sur les tests d'armes nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, suspendus depuis la reprise des efforts diplomatiques entre Pyongyang et Washington au début de 2018.

Les deux pays ne trouvent pas de terrain d'entente sur l'étendue de la dénucléarisation de la Corée du Nord, ni sur l'allégement des sanctions et les garanties de sécurité des Etats-Unis.

Les différences de point de vue ont été à l'origine de la rupture du deuxième sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en février, qui a conduit à l'arrêt des discussions officielles jusqu'à samedi dernier.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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