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«Nth room case» : l'identité du principal suspect dévoilée par la police

24.03.2020 à 17h07

SEOUL, 24 mars (Yonhap) -- Un comité de police a accepté ce mardi de révéler l'identité de l'homme soupçonné d'avoir fait chanter des dizaines de victimes pour qu'elles pratiquent des actes sexuels violents et de vendre des contenus dans un salon de discussion de groupe mobile.

Au moins 74 personnes, dont 16 filles mineures, auraient été exploitées dans l'affaire largement connue sous le nom de «Nth room case», dans laquelle le principal suspect aurait incité les victimes à prendre des photos nues et les aurait ensuite menacées pour qu'elles se soumettent à des actes sexuels.

Cho Ju-bin, 25 ans, qui a utilisé le surnom «baksa», qui signifie «docteur» ou «gourou» en coréen, est accusé d'avoir distribué et diffusé des vidéos dans une salle de discussion de groupe sur le service de messagerie Telegram.

Certains des 10.000 utilisateurs de la salle sont soupçonnés d'avoir payé Cho jusqu'à 1,5 million de wons (1.195 dollars) pour voir les contenus dans lesquels les victimes étaient parfois traitées comme des esclaves sexuelles. Les paiements auraient été traités via des crypto-monnaies.

Jusqu'à présent, la police a retrouvé 124 personnes dans le cadre de cette affaire, dont Cho et 17 autres placées en garde à vue. Un utilisateur, dont le pseudonyme est GodGod, qui est soupçonné d'avoir d'abord créé la salle de chat, est toujours en liberté.

L'affaire, qui est devenue notoire pour son extrême brutalité, a déclenché la fureur du public ici alors que de nombreux gens signent des pétitions en ligne et partagent des hashtags sur les réseaux sociaux, exigeant une punition sévère contre les auteurs.

Cho Ju-bin, le principal suspect dans une affaire de crime sexuel numérique massif. (Photo fournie par l'Agence de police métropolitaine de Séoul. Revente et archivage interdits)

Plus de 2,5 millions de personnes avaient signé une pétition publique sur un site Web géré par le bureau présidentiel exigeant que la police divulgue l'identité de Cho.

«Si (il) n'est pas un diable, de qui d'autre pouvez-vous dire que c'est un diable ? Sa photo doit être publiée, avec son visage nu. [...] Les droits de l'homme sont un luxe pour quelqu'un qui prend à la légère l'humiliation des autres», peut-on lire sur la pétition publiée le 18 mars.

Cela représente un nombre record de soutiens pour le système de pétition en ligne géré par le bureau présidentiel. Cheong Wa Dae publie une réponse officielle pour les pétitions qui ont reçu plus de 200.000 signatures.

De plus, 2,1 millions de personnes ont également signé trois autres pétitions demandant au gouvernement de punir et de divulguer l'identité de toutes les personnes impliquées dans le crime sexuel numérique. La police estime à 260.000 le nombre de membres dans les salles de discussion de groupe dérivées.

Le président Moon Jae-in a promis d'adopter une approche intransigeante dans la lutte contre les criminels sexuels, ainsi que dans la lutte contre les délits sexuels en ligne, qui ont évolué en fonction des développements technologiques.

Il a décrit les actes des délinquants comme un comportement «cruel» qui a détruit la vie des victimes et a dit qu'il avait de «l'empathie» pour la fureur publique «justifiable» à ce sujet, selon son bureau.

Un responsable de Cheong Wa Dae a annoncé plus tard à la presse que Moon voulait réformer la «fausse perception» selon laquelle les criminels ne seront pas arrêté s'ils se réfugient derrière «l'anonymat».

Le ministère de la Justice a également promis ce mardi une lutte totale contre les délits sexuels numériques, qualifiant la «Nth room case» de «catastrophe» et s'excusant de sa «réponse tiède» face aux délits sexuels numériques.

«Nous regrettons que cette affaire soit une catastrophe résultant d'une réponse tiède face aux délits sexuels numériques. [...] Nous prendrons toutes les mesures possibles pour que les auteurs qui ont participé au crime cruel qui a détruit la vie de personnes soient punis de manière stricte», a indiqué le ministère dans un communiqué de presse.

Le ministère a déclaré qu'il consulterait les autorités chargées de l'application des lois à l'étranger pour retrouver tous les coupables et récupérer les gains financiers qu'ils ont reçus grâce aux crimes sexuels.

Il s'est également engagé à lancer un groupe de travail pangouvernemental visant à déraciner les délits numériques et à renforcer le soutien aux victimes pour garantir leur «droit à l'oubli».

Cette capture d'écran du 22 mars 2020 montre que plus de 2 millions de personnes ont signé une pétition en ligne sur une plate-forme gérée par le bureau présidentiel, exigeant une punition sévère pour les auteurs de l'affaire connue sous le nom de «Nth room case». (Revente et archivage interdits)

as26@yna.co.kr

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