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«Nth room case» : le chef de la police promet une enquête approfondie

24.03.2020 à 19h08

SEOUL, 24 mars (Yonhap) -- Le chef de la police s'est engagé publiquement ce mardi à mener une enquête approfondie sur un crime sexuel «cruel et choquant» perpétré contre des femmes et des jeunes filles mineures sur le service de messagerie Telegram.

Min Gap-ryong, commissaire général de l'Agence de la police nationale, a promis de mobiliser tous les moyens et pouvoirs disponibles pour enquêter en profondeur dans l'affaire dite de la «Nth room case» et punir tous les délinquants impliqués.

Il répondait à cinq pétitions en ligne, déposées sur le site du bureau présidentiel, demandant une enquête stricte sur le scandale ainsi que la révélation d'informations personnelles sur un des principaux suspects, âgé d'une vingtaine d'années. Plus de 5 millions de personnes ont signé les pétitions sur le site Internet de Cheong Wa Dae en moins d'une semaine.

Min a déclaré qu'il s'agissait d'un «crime cruel et choquant qui a complètement emporté la vie d'enfants, d'adolescents et de femmes».

«Grâce à une enquête rigoureuse, la police va s'attaquer à l'indifférence aux crimes sexuels numériques et éliminer les crimes sexuels numériques de notre société», a déclaré Min.

Près d'une vingtaine de personnes ont été arrêtées en relation avec un réseau de pornographie employant Telegram. Au moins 74 personnes, dont 16 mineurs, ont été abusées et exploitées sexuellement, selon les enquêteurs.

Les auteurs auraient approché les victimes en promettant un emploi à temps partiel et auraient obtenu d'elles des photos de nus avec la promesse de les payer. Ils les auraient ensuite fait chanter pour les photographier ou les filmer en train de commettre des actes sexuels, souvent horribles.

Ils ont partagé ce matériel dans un certain nombre de salons de discussion à partir de 2018, dont les droits d'entrée pouvaient aller jusqu'à 1,55 million de wons (1.240 dollars), selon la police. Le nombre de personnes ayant fréquenté ces salons serait de plus de 260.000.

Min a déclaré que la police considérerait toutes les personnes impliquées, y compris les distributeurs et les détenteurs du matériel, comme complices du crime et a annoncé la création d'un bureau d'enquête spécial sur les crimes sexuels numériques.

En réponse aux inquiétudes concernant la difficulté de tracer les serveurs étrangers utilisés dans de tels crimes, Min s'est engagé à renforcer la coopération avec les autorités d'enquête étrangères telles qu'Interpol et le FBI.

En réponse aux pétitions, la ministre de l'Egalité hommes-femmes et de la Famille, Lee Jung-ok, a déclaré que le gouvernement allait définir des mesures administratives contre les crimes sexuels numériques et faire pression pour que soit révisée la législation correspondante en vue d'imposer des sanctions plus sévères.

La police a approuvé la publication du visage et de l'identité d'un opérateur d'un des principaux salons de discussion concernés, qui utilisait le pseudonyme de «Baksa», qui signifie «médecin» ou «gourou» en coréen. Ce dernier a été identifié comme étant Cho Ju-bin, âgé de 25 ans.

Cho Ju-bin, un des principaux suspect dans l'affaire dite de la «Nth room case». (Photo fournie par la chaîne SBS. Archivage et revente interdits)

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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