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National

(LEAD) Travail forcé : Nippon Steel fera appel du verdict sur la saisie de biens

04.08.2020 à 18h15
Le siège de Nippon Steel Corp. à Tokyo. (Phofo fournie par Kyodo News)

SEOUL/TOKYO, 04 août (Yonhap) -- Nippon Steel Corp. prévoit de faire appel de la décision d'un tribunal sud-coréen sur le saisie de biens en Corée du Sud pour indemniser des victimes du travail forcé, ont fait savoir ce mardi des rapports, ce qui pourrait retarder la procédure judiciaire et accentuer les tensions entre les deux pays.

La société japonaise se pourvoira immédiatement en appel alors qu'une branche de la Cour du district de Daegu est habilitée à entamer la procédure pour liquider une partie de ses actions dans PNR, une coentreprise établie avec le premier aciériste sud-coréen POSCO, selon Kyodo et NHK du Japon.

Le pourvoi doit permettre à l'entreprise de gagner du temps avant la vente forcée d'actifs, ce qui provoquerait, selon des observateurs, une confrontation plus sévère entre les deux pays dont les liens sont déjà refroidis à cause de questions commerciales et de celles concernant l'ère coloniale.

Nippon Steel aura jusqu'à dimanche pour faire appel avant que la décision de la justice de l'année dernière sur la saisie d'actifs ne soit appliquée.

Les biens concernés sont 30% des actions détenues par Nippon Steel, anciennement appelé Nippon Steel & Sumitomo Metal Corp., dans PNR d'une valeur nominale d'environ 400 millions de wons (335.000 dollars).

Tokyo a rejeté les appels pour des compensations en arguant que la question du travail forcé a été déjà réglée par le traité bilatéral de 1965 qui a normalisé les liens entre les deux pays après la colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945).

Le Japon a indiqué qu'il prendrait des mesures de représailles, en plus de ses restrictions à l'exportation, si la décision du tribunal est exécutée. Les mesures pourraient comprendre une hausse de tarifs douaniers et des restrictions concernant les visas, ont estimé des observateurs.

La Corée a déclaré se préparer à la possibilité que le Japon prenne des mesures de représailles. De son côté, Séoul pourrait réactiver sa décision suspendue de mettre fin au pacte de partage d'informations militaires avec Tokyo, ont prédit des analystes.

Kim In-chul, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a réitéré que Séoul peut mettre fin à l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA) à tout moment.

«Le 22 novembre de l'année dernière, notre gouvernement a suspendu sa décision de terminer le GSOMIA sous condition qu'il puisse mettre fin au pacte n'importe quand», a-t-il déclaré lors d'un point de presse. «Le concept de prolongation du pact chaque année ne s'applique plus maintenant.»

Kim a répondu ainsi à une question de savoir si Séoul devrait notifier Tokyo sur son intention de mettre fin au GSOMIA plus tard de ce mois-ci s'il souhaite le faire.

Le pacte de 2016 stipule qu'une telle notification pour terminer le pacte devrait se réaliser trois mois à l'avance, avant le 23 novembre, la date où l'accord a été conclu. Sinon, le pacte se renouvelle automatiquement.

La décision de saisie de biens est basée sur le verdit de la Cour suprême sud-coréenne qui a ordonné en 2018 à Nippon Steel de verser 100 millions de wons à chacune des quatre victimes du travail forcé pour compenser leurs souffrances.

Les plaignants ont demandé au tribunal de district de saisir des actions de l'entreprise. Le tribunal a approuvé cette demande en janvier de l'année dernière et a envoyé une notice sur la décision de saisie au gouvernement japonais pour que celui-ci la transmette officiellement à l'entreprise mais Tokyo a refusé d'accepter le document.

En juin, le tribunal a affiché la notice sur son site Internet pour une procédure judiciaire, une mesure prise lorsqu'une telle notice ne peut être transmise. Le tribunal peut désormais procéder à la vente de biens alors que la période d'«affichage public» de deux mois est terminée.

mjp@yna.co.kr

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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