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(2e LD) La Corée du Sud responsable du décès de l'officiel des pêches, selon Pyongyang

30.10.2020 à 14h02
Un vaisseau de la marine mène une opération de recherche de l'officiel tué dans les eaux près de l'île de Yeonpyeong, le lundi 19 octobre 2020.

SEOUL, 30 oct. (Yonhap) -- La Corée du Nord a fait savoir ce vendredi que le Sud était le premier fautif pour le décès d'un officiel des pêches le mois dernier, parce qu'il n'a pas réussi à exercer un contrôle approprié sur son citoyen.

Mais Pyongyang a également souligné qu'un tel incident «accidentel» ne devrait pas entraîner les relations intercoréennes dans une «catastrophe», ajoutant qu'il avait essayé de faire de son mieux, en vain, pour retrouver le corps du fonctionnaire sud-coréen afin de le rapatrier à sa famille.

Le responsable des pêches de 47 ans a été abattu par l'armée nord-coréenne le 22 septembre, alors qu'il était à la dérive dans les eaux nord-coréennes, selon l'armée sud-coréenne. Il avait disparu la veille pendant son service en mer Jaune près de l'île frontalière de Yeonpyeong.

«En parlant explicitement, le récent incident déshonorant sur les eaux de la mer Jaune était le résultat du contrôle inadéquat du citoyen par la partie sud-coréenne dans la zone sensible à un moment où il y a des tensions et dangers dues au virus vicieux balayant l'ensemble de la Corée du Sud», a déclaré l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

«Par conséquent, l'incident est d'abord la responsabilité du côté Sud», a affirmé la KCNA.

Le Nord a également essayé de faire de son mieux pour retrouver le corps de l'officiel mais «en vain», a-t-elle ajouté.

«Nous regrettons cet incident et avons décidé de prendre des mesures nécessaires continues à l'avenir, dans le champ concerné», a fait savoir l'agence de presse nord-coréenne, sans donner davantage de précisions.

La KCNA a également indiqué que le Nord «ne souhaitait pas assister à la répétition de précédents désagréables dans lesquels les incidents accidentels entraînent les relations Nord-Sud dans une catastrophe.»

Le ministère de l'Unification a appelé à des efforts rapides pour une enquête conjointe sur l'incident peu après la publication de l'article.

«Nous appelons à reconnecter d'abord les hotlines militaires intercoréennes pour la communication entre les deux Corées», a déclaré Cho Hye-sil, la porte-parole adjointe du ministère, lors d'un point de presse régulier. Le ministère de la Défense a partagé cette opinion.

Le pays communiste a reproché aux partis conservateurs sud-coréens, dont le Parti du pouvoir du peuple (PPP), de l'avoir diffamé et de soulever la question des «droits de l'Homme», en utilisant cet incident comme une opportunité d'«atteindre leurs sombres objectifs politiques».

«Nous lançons un avertissement préalable aux forces conservatrices sud-coréennes car leur action conflictuelle irréfléchie pourrait entraîner un plus grand malheur», a ajouté la KCNA.

Peu après l'incident en septembre, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a rapidement présenté des excuses pour le meurtre du Sud-Coréen, en se disant «très désolé» d'«infliger une grande déception» au président Moon Jae-in et aux Sud-Coréens avec un incident «indigne».

Les deux Corées demeurent cependant très divisées sur ce qui s'est passé durant l'incident, notamment si le corps de l'officiel a été brûlé ou non. Pyongyang reste toujours muet face aux appels de Séoul pour lancer une enquête conjointe.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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