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(LEAD) Baksabang : le cerveau d'un réseau d'exploitation sexuelle condamné à 40 ans de prison

26.11.2020 à 16h56
Cho Ju-bin monte dans une voiture de police devant le commissariat de Jongno avant d'être transféré au Parquet, le 25 mars 2020.

SEOUL, 26 nov. (Yonhap) -- La Cour centrale du district de Séoul a condamné ce jeudi Cho Ju-bin, cerveau de l'un des plus grands réseaux d'exploitation sexuelle du pays à 40 ans de prison.

Le tribunal a déclaré Cho coupable d'avoir violé des lois destinées à protéger les mineurs des abus sexuels et exploité un réseau criminel pour faire des profits en produisant et vendant des vidéos abusives.

La Cour a également ordonné de rendre publiques ses informations personnelles pendant 10 ans et lui a interdit de travailler dans des établissements liés aux enfants pendant 10 ans. Cho doit également porter un bracelet électronique pendant 30 ans et payer une pénalité de 100 millions de wons (90.000 dollars).

«L'accusé a largement distribué des contenus sexuellement abusifs qu'il a créés en induisant et menaçant de nombreuses victimes», a déclaré la justice en ajoutant que Cho a causé à ses victimes des dommages irréversibles en divulguant leurs informations personnelles.

La Cour a affirmé que Cho devait être écarté de la société pendant longtemps compte tenu de la «gravité de ses crimes, du nombre de victimes et des dommages infligés, de sa mauvaise influence sur la société et de son attitude (impénitente).»

Plus tôt cette année, cet homme de 24 ans a été inculpé de 14 chefs d'accusation.

Cho a été accusé d'avoir organisé un réseau criminel de mai 2019 à février cette année, période au cours de laquelle lui et ses complices ont fait du chantage à 74 femmes dont 16 mineurs pour se filmer dans des scènes pornographiques et distribué ces vidéos aux membres de Baksabang, une chat room Telegram.

L'homme a également été soupçonné d'avoir ordonné à ses complices de violer une adolescente après l'avoir fait chanter avec une vidéo d'elle nue.

Le tribunal a également condamné quatre des complices de Cho à entre sept à 15 ans de prison. Un autre complice, âgé 16 ans, qui entre dans le cadre de la délinquance juvénile, s'est vu infliger 10 ans d'emprisonnement pour avoir travaillé pour le réseau d'exploitation sexuelle en ligne.

La condamnation est moins sévère que l'emprisonnement à perpétuité requis le mois dernier par le Parquet qui avait cité des dommages irréparables subis par les victimes. L'une des victimes a déclaré dans une pétition que Cho et ses acolytes étaient le diable et méritaient d'être enfermés pendant 2.000 ans.

En décrivant le verdict comme «seulement le début pour mettre fin à l'affaire d'abus sexuels Telegram», des groupes civiques ont appelé la justice à œuvrer pour protéger les droits des victimes de violences sexuelles.

Lors d'une conférence de presse tenue après l'annonce du verdict, Cho Eun-ho, membre des Avocats pour une société démocratique (Minbyun), a déclaré que «l'organisme chargé de l'enquête et la justice doivent utiliser tous les moyens possibles pour protéger les droits des victimes dans les procédures judiciaires».

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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