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Gros plans

(Bilan 2020) Le Top 10 de l'actualité coréenne

18.12.2020 à 10h10

SEOUL, 18 déc. (Yonhap) -- Ci-dessous, les 10 nouvelles les plus importantes qui ont marqué l'actualité en Corée du Sud cette année, selon la rédaction de l'agence de presse Yonhap.

▲ Le nouveau coronavirus sévit en Corée du Sud, le pire serait à venir

Le nouveau coronavirus (Covid-19) touche tous les quatre coins du monde cette année et la Corée du Sud ne fait pas exception. La pandémie a apporté des changements inédits dans la vie de tous les jours mais le pire pourrait être encore à venir sur fond de résurgence des infections en hiver.

La Corée du Sud fait face à la plus grande vague épidémique alors que le nombre de nouveaux patients a atteint 1.078 le 15 décembre après avoir dépassé le seuil des 1.000 pour la première fois depuis que le pays a rapporté le premier cas sur son sol le 20 janvier. Le nombre total de cas confirmés s'est élevé à 47.515 avec 645 décès le 18 décembre.

Le pays a fait face à une première vague provoquée par la secte religieuse Shincheonji de Jésus dans la ville méridionale de Daegu à la fin de février. Une deuxième vague a frappé le pays à la fin d'août avec un temple protestant dans le nord de Séoul et un rassemblement antigouvernemental qui s'est tenu le 15 août dans le centre de Séoul.

La Corée du Sud a adopté des mesures de distanciation sociale pour permettre à la population de poursuivre leurs activités économiques dans le respect des règles sanitaires plus strictes en soulignant l'importance de porter un masque de protection dans les lieux publics.

En novembre, le gouvernement a mis en place un système de restrictions comptant cinq niveaux au lieu de trois afin de mieux contenir le virus et de réduire ses retombées sur l'économie.

Malgré le renforcement des restrictions, le nombre de nouveaux cas continuait à augmenter au début de décembre à cause des infections groupées dans la région métropolitaine de Séoul.

Pour dissiper les inquiétudes de la population, le ministère de la Santé a déclaré s'être assuré de manière anticipée des vaccins contre le nouveau coronavirus (Covid-19) développés par quatre sociétés pharmaceutiques, à savoir AstraZeneca Inc., Pfizer, Janssen de Johnson & Johnson et Moderna, pour 44 millions de personnes, une quantité suffisante pour couvrir 88% de la population sud-coréenne.

Centre de dépistage temporaire

▲ Victoire écrasante du parti au pouvoir aux élections législatives

Lors des 21e élections générales qui se sont tenues le 15 avril, le Parti démocrate (PD) au pouvoir a remporté une victoire écrasante. Il s'est emparé de 163 sièges et son parti satellite en a obtenu 17 au scrutin proportionnel. Peu après les élections, les deux formations politiques ont fusionné comme prévu.

Il s'agit de la plus large majorité qu'un parti n'ait jamais remportée depuis que le pays a adopté le suffrage universel direct pour l'élection présidentielle de 1987.

En revanche, le Parti du pouvoir du peuple, qui s'appelait Parti unifié du futur (PUF) au moment des élections, a gagné un total de 103 sièges, juste un peu plus que les 100 nécessaires pour bloquer une révision de la Constitution. Les autres petites formations de l'opposition ont également perdu du terrain au Parlement, entraînant un retour d'une rivalité à deux entre le PD et le PPP.

En s'assurant les trois cinquièmes des sièges parlementaires, le parti au pouvoir peut placer des projets de loi sur une «voie accélérée» et mettre fin à toute obstruction.

Il peut aussi adopter seul des motions sur la nomination de hauts officiels du gouvernement comme le Premier ministre et des juges de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle.

Le parti a en plus monopolisé les présidences de toutes les 18 commissions permanentes après un échec des négociations avec le PPP, notamment sur la présidence de la commission de la législation et de la justice, un panel de supervision des projets de loi liés.

Sondages à la sortie des urnes

▲ Conflit entre la ministre de la Justice et le procureur général sur la réforme du Parquet

La ministre de la Justice Choo Mi-ae et le procureur général Yoon Seok-youl ont fait la Une des journaux avec leur bataille en cours sur la réforme du Parquet.

Choo a pris ses fonctions en début d'année et a immédiatement procédé à un remaniement parmi les principaux procureurs. La magistrature debout, dirigée par Yoon, a visé directement Cheong Wa Dae en ouvrant une enquête sur une ingérence présumée du bureau présidentiel lors des élections locales de 2018.

Alors que les tensions entre les deux s'intensifiaient, Choo a fait peser son autorité pour retirer Yoon d'une investigation sur des irrégularités présumées impliquant sa famille et des proches.

Lors d'une audition parlementaire, Yoon a déclaré publiquement qu'un procureur général n'était pas un subordonné du ministre de la Justice.

Le Parquet a ensuite décidé d'enquêter sur une faute présumée dans le déclassement d'un réacteur nucléaire conformément à la politique de sortie du nucléaire du président Moon Jae-in.

Choo a pris la décision sans précédent de suspendre le procureur général et d'exiger des mesures disciplinaires pour manquements juridiques et éthiques présumés. En signe de protestation, les procureurs de tout le pays ont massivement porté plainte.

Les efforts visant à réduire les pouvoirs d'enquête du Parquet se sont poursuivis dans le cadre de l'engagement de campagne de Moon, ce qui a conduit le Parti démocrate (PD) au pouvoir à faire adopter par l'Assemblée nationale un projet de loi visant à faciliter le lancement d'un organe d'enquête distinct, appelé Bureau d'enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires (CIO).

La ministre de la Justice Choo Mi-ae (à g.) et le procureur général Yoon Seok-youl.

▲ Les maires de Séoul et Busan accusés de harcèlement sexuel

Les maires des deux plus grandes villes sud-coréennes, Séoul et Busan, ont été accusés de harcèlement sexuel.

L'ancien maire de Séoul Park Won-soon a été porté disparu le 9 juillet et retrouvé mort le lendemain au mont Bugak, près de sa résidence officielle dans le centre de Séoul. Une de ses anciennes secrétaires a par la suite accusé Park, qui était à son troisième mandat de maire, de l'avoir harcelée sexuellement.

Cette nouvelle a plongé tout le pays dans un grand choc alors que Park était connu comme l'avocat qui a traité la première affaire de harcèlement sexuel sur un lieu de travail du pays en 1993.

L'ancien maire de Busan Oh Keo-don a avoué avoir harcelé sexuellement une fonctionnaire pendant les heures de travail et a annoncé sa décision de démissionner lors d'une conférence de presse le 23 avril.

Après avoir interrogé Oh à propos du harcèlement sexuel et d'autres soupçons, y compris des violations de la loi électorale, pendant quatre mois, la police l'a déféré devant le Parquet seulement pour des charges de harcèlement sexuel.

Autel funéraire

▲ Le marché immobilier toujours en surchauffe malgré des régulations plus strictes

Dans son discours du Nouvel An, le président Moon Jae-in a réaffirmé son engagement à stabiliser le marché immobilier en surchauffe en déclarant que «(nous) ne perdrons jamais la guerre contre la spéculation immobilière».

En février, le ministère du Territoire, de l'Infrastructure et du Transport a désigné des zones «spéculatives» supplémentaires soumises à des règles plus strictes concernant les crédits immobiliers. En juillet, le gouvernement a dévoilé de nouvelles mesures incluant des hausses d'impôts pour les propriétaires de plusieurs logements et des régulations plus strictes pour les prêts.

Toujours en juillet, le Parti démocrate (PD) au pouvoir a fait adopter des projets de loi permettant aux locataires de prolonger leur bail de location, appelé «jeonse», pour deux autres années et de plafonner la hausse du déposit à 5%. Le jeonse est une forme de location immobilière unique à la Corée du Sud dans laquelle les locataires déposent une garantie importante au lieu de verser un loyer mensuel.

Les prix d'achat des logements ainsi que les jeonse ont toutefois augmenté à un rythme plus rapide les mois suivants à cause d'une pénurie de logements en jeonse et d'amples liquidités.

En réponse à des appels pour l'augmentation de l'offre, le gouvernement a annoncé en août des plans pour construire 132.000 nouveaux logements dans la région métropolitaine de Séoul d'ici 2028 en assouplissant les restrictions sur la construction de bâtiments résidentiels.

En novembre, le gouvernement a déclaré qu'il fournirait 114.000 logements sociaux d'ici 2020 en rachetant des logements, hôtels et bureaux existants pour les convertir en des logements en location mais n'est pas parvenu à calmer le mécontentement de la population.

L'échec de la politique immobilière affectant sa cote de popularité, le président Moon a nommé Byeon Chang-heum, le président de la Société coréenne des biens fonciers et immobiliers (LH), pour remplacer la ministre sortante du Territoire Kim Hyun-mee.

Complexes d'appartements à Séoul. (Photo d'archives Yonhap)

▲ La destruction du bureau de liaison et le meurtre d'un Sud-Coréen par le Nord assombrissent les relations intercoréennes

La démolition par la Corée du Nord du bureau de liaison conjoint et le meurtre cruel d'un fonctionnaire sud-coréen en mer ont plongé au plus bas niveau les relations intercoréennes qui s'étaient déjà dégradées.

Le 16 juin, la Corée du Nord a fait exploser le bureau de liaison à sa ville frontalière de Kaesong en signe de protestation contre l'envoi de prospectus de propagande anti-Pyongyang depuis le Sud. En plus de la destruction, le Nord a coupé toutes les lignes de communication transfrontalières et menacé de prendre d'autres actions à moins que les envois de tels tracts critiques à l'égard de son régime ne cessent.

Le bureau de liaison était considéré comme un symbole du rapprochement entre les deux Corées, servant de canal de communication permanent depuis qu'il a été inauguré en septembre 2018 en vertu d'un accord signé lors d'un sommet entre le président Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Les tensions transfrontalières se sont exacerbées quelques mois plus tard après que des soldats nord-coréens ont tué par balles un fonctionnaire sud-coréen âgé de 47 ans qui était à la dérive dans les eaux nord-coréennes près de la frontière maritime occidentale en septembre.

Peu après l'incident, le dirigeant nord-coréen s'est excusé du meurtre, ce qui est très rare, mais la Corée du Nord a réfuté les affirmations de Séoul selon lesquelles son corps a été brûlé. Séoul a appelé à une enquête conjointe sur l'incident mais Pyongyang n'a pas répondu à cet appel.

Les deux incidents choquants ont détérioré les liens Sud-Nord qui étaient dans l'impasse depuis le sommet infructueux entre le président américain Donald Trump et Kim au début de 2019.

Le Nord n'a toujours pas répondu à la proposition de Séoul de tenir des pourparlers et de discuter d'échanges transfrontaliers. De surcroît, Pyongyang a fermé ses frontières au début de l'année dans le cadre des efforts visant à empêcher l'entrée du nouveau coronavirus (Covid-19) sur son territoire et rejette les aides extérieures par crainte d'infection.

Avant et pendant l'explosion

▲ Une affaire d'abus sexuels sur Telegram choque la société coréenne

La nation a été sous le choc après l'éclatement d'une affaire d'exploitations sexuelles sur Telegram, baptisée «scandale Baksabang», où plusieurs dizaines de femmes et filles mineures ont été filmées. Les vidéos et photos ont ensuite été vendues dans une salle de chat de la messagerie instantanée.

Cho Ju-bin, le cerveau de Baksabang, a été arrêté en mars et condamné à 40 ans de prison en novembre pour avoir violé la loi de protection des mineurs contre les abus sexuels et pour avoir géré une organisation criminelle afin de gagner de l'argent en produisant et en vendant des vidéos abusives.

L'homme de 25 ans a été reconnu coupable d'avoir mené l'organisation criminelle de mai 2019 à février de cette année, période durant laquelle lui et ses complices ont forcé 74 femmes, dont 16 mineures, à se laisser filmer dans des actes sexuels pour ensuite vendre les vidéos aux membres de Baksabang.

En mai, Moon Hyung-wook, un étudiant, a été interpellé pour avoir créé et opéré 12 salles de chat sur Telegram qui permettait à ses membres payants d'avoir accès illégalement à des photos et vidéos d'actes sexuels violents impliquant des mineures.

D'autres complices qui ont participé à la réalisation de telles vidéos et des utilisateurs de Telegram qui ont acheté des vidéos et photos illégales ont également été placés derrière les barreaux.

L'Agence nationale de la police coréenne (KNPA) a promis de rechercher aussi les personnes détenant des contenus numériques présentant des abus sexuels. Selon les lois révisées sur les crimes sexuels en ligne, tout individu qui possède ou regarde des vidéos à caractère sexuel filmées illégalement est passible de trois ans de prison.

«Nth room case»

▲ Le patron du groupe Samsung, Lee Kun-hee, décède à 78 ans

Lee Kun-hee, président du plus grand conglomérat du pays, le groupe Samsung, est décédé dans un hôpital de Séoul le 25 octobre à l'âge de 78 ans, plus de six ans après avoir été hospitalisé pour une crise cardiaque.

Lee est considéré comme l'un des hommes d'affaires les plus influents de l'après-guerre en Corée du Sud. Il a conduit Samsung à devenir le premier acteur mondial dans les secteurs des semi-conducteurs et de la téléphonie mobile après avoir pris la direction du groupe en 1987.

Samsung a décidé d'organiser les funérailles de Lee de manière privée en raison de la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19), mais de nombreux dirigeants des milieux d'affaires, politiques et culturels, y compris le Premier ministre Chung Sye-kyun, se sont rendus au salon funéraire pour présenter leurs condoléances.

Après que le cortège funèbre est passé devant des bureaux et usines de Samsung, Lee a été inhumé à la tombe familiale à Suwon, au sud de Séoul, le 28 octobre.

Lee, qui a également été membre du Comité international olympique (CIO), laisse dans le deuil son épouse, Hong Ra-hee, son fils, Jae-yong, et ses deux filles, Boo-jin et Seo-hyun.

Lee Jae-yong, actuel vice-président de Samsung Electronics, devrait prendre les rênes du groupe Samsung. Il est reconnu comme le leader de facto du conglomérat depuis l'hôspitalisation de son père en mai 2014.

Mort du président de Samsung

▲ Des pluies record et des typhons frappent la population

Une saison des pluies record et une série de puissants typhons ont aggravé les difficultés des Sud-Coréens déjà frappés par l'épidémie de nouveau coronavirus.

Cette année, la saison des pluies a débuté le 24 juin et a duré 54 jours dans la région centrale du pays. Le record de 49 jours de pluie consécutifs affiché en 2013 a ainsi été battu. La partie sud a enregistré 38 jours de pluie cet été.

Entre le 1er juin et le 15 août, la Corée du Sud a reçu environ 920 mm de pluie, le deuxième chiffre le plus élevé depuis les premiers relevés en 1973.

Ces pluies abondantes ont été suivies de trois typhons puissants, Bavi, Maysak et Haishen, jusqu'en septembre. D'importants dégâts humains et matériels ont été constatés à travers la nation.

Les pluies diluviennes et les typhons dévastateurs ont tué 53 personnes et fait trois disparus, selon les données du gouvernement. Pas moins de 8.100 personnes ont dû quitter leur habitation. Les dommages matériels provoqués par la mousson sont estimés à 1.040 milliards de wons et ceux entraînés par les typhons Maysak et Haishen à près de 220 milliards de wons.

De nombreux accidents ont été causés par les pluies torrentielles, notamment la mort de trois personnes qui sont restées bloquées dans leur voiture qui s'était retrouvée piégée dans un tunnel inondé à Busan, dans le sud-est du pays, en juillet.

Bœufs sur un toit

▲ BTS et «Parasite» écrivent une nouvelle page dans l'histoire de la musique pop et du cinéma

Le populaire groupe de K-pop Bangtan Boys (BTS) s'est imposé en 2020 non seulement sur la scène musicale sud-coréenne mais aussi dans la communauté internationale de la pop, en battant plusieurs records.

En août, la première chanson en anglais du septuor, «Dynamite», a débuté à la première place du classement Billboard Hot 100, une première pour un chanteur ou groupe coréen. Le morceau disco-pop avec une mélodie gaie est resté dans le chart des singles pendant 16 semaines d'affilée en occupant trois fois la première place.

Il s'agissait d'un défi qui a été relevé avec succès par un groupe de K-pop au sein du courant musical dominant aux Etats-Unis, qui a réussi à surmonter les barrières linguistiques et raciales.

BTS a réussi également à être reconnu enfin aux Grammy Awards qui avaient fermé ses portes aux artistes non anglophones.

En décembre, BTS a marqué l'histoire une nouvelle fois avec «Life Goes On», la principale chanson de son dernier EP, «BE». Le titre est devenu la première chanson en coréen à être arrivée en tête du Billboard Hot 100.

Sur la scène du cinéma, la comédie noire «Parasite», lauréat du Festival de Cannes, a fait la conquête de l'industrie cinématographique américaine.

Aux Academy Awards tenus en février, la septième œuvre du réalisateur Bong Joon-ho a remporté quatre Oscars, ceux du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleur film international.

Bong est devenu le premier réalisateur sud-coréen à avoir reçu un prix aux Oscars. C'était aussi la première fois qu'un film en langue étrangère gagnait le prix le plus convoité du meilleur film à Hollywood.

BTS
Héros de «Parasite»

(FIN)

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