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(2e LD) Moon : Ce n'est pas le moment de parler de grâces spéciales pour les deux anciens présidents condamnés

18.01.2021 à 16h19
Réponse de Moon
Le président Moon Jae-in répond à des questions de journalistes, le lundi 18 janvier 2021, lors d'une conférence de presse de la nouvelle année, à Cheong Wa Dae.
Le président Moon Jae-in donne une conférence de presse de la nouvelle année en ligne le lundi 18 janvier 2021 à Cheong Wa Dae.

SEOUL, 18 jan. (Yonhap) -- Le président Moon Jae-in a dit clairement ce lundi qu'il était encore prématuré d'envisager des grâces spéciales pour les deux anciens chefs d'Etat condamnés, Lee Myung-bak et Park Geun-hye.

«Je pense que ce n'est pas le (bon) moment de parler de grâces (pour eux)», a déclaré le président, rompant le silence sur cette question politiquement délicate.

Il prenait la parole lors d'une conférence de presse de la nouvelle année tenue pour la première fois en ligne.

«L'emprisonnement des deux anciens présidents est un incident très malheureux, sur le plan national», a-t-il dit.

Moon a noté que les procédures judiciaires venaient de se terminer et le consensus national devait être une condition préalable à d'éventuelles discussions futures sur la question.

La semaine dernière, la Cour suprême a confirmé la condamnation à 20 ans de prison de l'ex-présidente Park pour corruption et détournement de fonds. Lee a été condamné à 17 ans de prison pour des accusations similaires.

Etant donné que la corruption et d'autres irrégularités commises par eux ont été avérées, «il y a d'énormes dommages nationaux et la douleur et les blessures que le peuple a subies sont très grandes», a-t-il fait remarquer.

De plus, Moon a souligné que Park et Lee niaient toujours leurs actes répréhensibles et refusaient d'accepter les verdicts.

Les appels pour accorder des amnisties spéciales ne sont pas acceptés par le «bon sens» du peuple et «je ne peux les accepter non plus», a-t-il affirmé.

Des appels sont apparus sur la possibilité de voir Moon envisager d'offrir des grâces aux deux anciens présidents conservateurs incarcérés depuis qu'il a annoncé son plan de donner cette année la priorité numéro un au «rétablissement inclusif» de la crise sanitaire. Le président du Parti démocrate (PD) au pouvoir, Lee Nak-yon, a également dit à des journalistes qu'il demanderait au président d'accorder la grâce aux deux anciens dirigeants au moment opportun afin de promouvoir l'unité nationale.

Moon a noté qu'il faisait référence à l'urgence de résoudre le problème du creusement des écarts sociaux et économiques sur fond de Covid-19.

Il a par ailleurs écarté l'opinion selon laquelle la Corée du Sud était à la traîne derrière de nombreux pays dans l'approvisionnement en vaccins contre le Covid-19.

Il a fait savoir que l'inoculation débuterait le mois prochain et que la première phase du programme de vaccination s'acheverait en septembre.

«L'immunité collective sera formée d'ici là, globalement» et une fois que la deuxième phase de vaccination sera terminée au quatrième trimestre de cette année, l'immunité collective sera atteinte «presque complètement» d'ici novembre au plus tard, a ajouté Moon.

Le président a rassuré le public quant à l'innocuité des vaccins qui seront importés en vertu des contrats signés avec des entreprises pharmaceutiques étrangères en soulignant que les autorités sanitaires ont examiné la question avec prudence.

Il a réaffirmé la décision d'offrir des vaccins gratuits à tous les Sud-Coréens en plusieurs étapes et promis une «compensation adéquate» du gouvernement pour les éventuels effets secondaires graves qui pourraient être engendrés par les inoculations programmées.

Le chef de l'Etat a dit qu'il était trop tôt pour discuter d'une autre série de fonds de secours d'urgence qui nécessite des budgets supplémentaires et l'émission de bons du Trésor.

Concernant les inquiétudes croissantes liées à la hausse des prix de l'immobilier, Moon a indiqué que les plans du gouvernement pour élargir l'offre de logements étaient «bien au-delà des attentes du marché» cette année.

Il a reconnu que les efforts de son gouvernement pour stabiliser le marché de l'immobilier n'ont pas été un succès. Il a cité une demande plus grande que prévu à cause de l'augmentation du nombre de ménages, principalement de petits foyers.

Le ministère du Territoire projette de fournir des détails sous peu sur un plan spécifique destiné à accroître l'offre de logements notamment à Séoul et dans ses environs, selon Moon.

Il a également clarifié sa position sur une autre querelle politique, le conflit autour de l'absence d'action disciplinaire contre le procureur général Yoon Seok-youl. De nombreux partisans de Moon considèrent que Yoon a porté atteinte à l'obligation de maintenir une «neutralité politique» dans le but d'empêcher le plan du président de réformer le Parquet.

Yoon n'a jamais déclaré son intention de se lancer dans la politique mais plusieurs sondages le donnent en tête des candidats potentiels du camp d'opposition pour la prochaine élection présidentielle.

Moon a martelé que «je voudrais dire que c'est un procureur général du gouvernement Moon Jae-in. Je ne pense pas qu'il assure sa fonction avec des politiques ou un plan lié à l'esprit».

A propos de la Corée du Nord, Moon a déclaré être convaincu que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait une «volonté de paix, de dialogue et de dénucléarisation».

Ce que la Corée du Nord veut, c'est d'obtenir «une garantie de sécurité infaillible et normaliser ses relations avec les Etats-Unis», selon Moon.

Même si les deux Corées sont tombées d'accord sur une visite réciproque de Kim au Sud, son moment et le format peuvent être flexibles, a ajouté le président.

«Je ne crois pas que nous devons nous attacher à une visite réciproque de sa part en premier. Je suis disposé à le rencontrer n'importe quand et n'importe où», a-t-il assuré.

Le lancement de la nouvelle administration américaine sous le président élu Joe Biden, qui ne laissera pas au deuxième rang la question nord-coréenne, fournira un «tournant pour relancer les dialogues Pyongyang-Washington et intercoréen».

Il a proposé à l'équipe de Biden de poursuivre l'accord du sommet de Singapour signé entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en 2018.

«La déclaration de Singapour parvenue sous l'administration Trump était une déclaration très importante en termes de dénucléarisation et d'établissement de la paix sur la péninsule coréenne», a indiqué Moon.

Il a fait part de son plan de chercher à organiser rapidement un sommet avec Biden pour s'assurer que les alliés restent sur la même longueur d'onde dans le processus de paix tumultueux.

Concernant les tensions entre Séoul et Tokyo autour de leur histoire, il a fait une distinction entre les disputes de longue date sur leur histoire commune et le plan de développement de relations orientées vers le futur.

Il a proposé que les deux parties traitent «séparément» les problèmes en suspens tels que les restrictions commerciales bilatérales en place, les indemnisations liées au travail forcé et les compensations pour des victimes de l'esclavage sexuel pratiqué par l'armée japonaise au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

Moon a également souligné l'importance de la relation entre Séoul et Pékin et a dit que son gouvernement travaillerait pour inviter le président chinois Xi Jinping en Corée du Sud dès que la pandémie aura été contrôlée et les autres conditions se seront arrangées.

«La relation Corée du Sud-Chine est très importante. (La Chine) est notre plus grand partenaire commercial et est dans une relation dans laquelle nous devons coopérer pour faire avancer la paix sur la péninsule coréenne», a estimé Moon.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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