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(LEAD) Femmes de réconfort : une victime demande à Séoul de soumettre la question à la CIJ

16.02.2021 à 16h45

SEOUL, 16 fév. (Yonhap) -- Une victime de l'esclavage sexuel du Japon à l'époque de la guerre a demandé ce mardi que Séoul soumette la douloureuse question à la Cour internationale de justice (CIJ), en dénonçant la dénégation continue de Tokyo et les récentes affirmations controversées d'un professeur de l'université Harvard.

Lee Yong-soo, l'une des 15 victimes sud-coréennes encore vivantes de l'esclavage sexuel par le Japon durant la Deuxième Guerre mondiale, a déclaré durant une conférence de presse à Séoul que la question nécessitait un jugement du tribunal international car le Japon reste muet face au verdict d'un tribunal sud-coréen en faveur des victimes, en citant l'immunité souveraine.

La CIJ, située à la La Haye, aux Pays-Bas, est l'organe judiciaire principal des Nations unies chargé de régler les différends entre nations.

«Je supplie le gouvernement de traiter le Japon conformément au droit international», a dit Lee. «Je souhaite que les deux pays résolvent la question de manière permanente devant le tribunal international et vivent en paix l'un avec l'autre.»

Le mois dernier, le tribunal a ordonné au Japon de verser 100 millions de wons (88.944 dollars) de réparations à chacune des 12 victimes de l'esclavage sexuel, appelées par euphémisme «femmes de réconfort», qui ont déposé plainte contre le pays voisin.

Lee Yong-soo, l'une des 15 victimes sud-coréennes encore vivantes de l'esclavage sexuel par le Japon durant la Deuxième Guerre mondiale, prend la parole durant une conférence de presse à Séoul, le mardi 16 février 2021.

Un officiel du ministère des Affaires étrangères a déclaré que celui-ci examinerait «attentivement» la proposition de Lee et écouterait davantage les opinions des victimes.

«Le gouvernement déploie tous les efforts possibles dans la limite de ses capacités pour rétablir l'honneur et la dignité des victimes», a souligné l'officiel. «En communiquant étroitement avec les victimes, le gouvernement fera des efforts jusqu'à la fin pour une solution amiable».

La question diplomatiquement délicate entre Séoul et Tokyo a attiré récemment une nouvelle attention après que J. Mark Ramseyer, un professeur de droit de l'université Harvard, a affirmé dans une thèse controversée que les victimes n'ont pas été contraintes ou forcées à travailler dans des bordels militaires en première ligne mais ont été employées de manière volontaire.

La thèse, qui n'est pas conforme au consensus historique, a provoqué un contrecoup, notamment parmi les victimes et les étudiants coréens de l'université Harvard qui ont qualifié ses affirmations d'«incorrectes et trompeuses».

Après avoir lu avec des larmes une déclaration préalablement écrite et demandant au président Moon Jae-in de porter l'affaire devant la CIJ, Lee a fondu en larmes.

Kim Hyun-jung, directeur exécutif de Comfort Women Action for Redress & Education (CARE), a estimé que demander à la CIJ de se pencher sur la question semblait «le moyen le plus raisonnable et efficace» pour réaliser le souhait des victimes.

Lee a indiqué que leur demande avait été transmise au président Moon à travers un «canal officiel» avant la conférence de presse.

«Le Japon a maintenu que le tribunal coréen a violé le droit international (en n'accordant pas au Japon l'immunité souveraine), et ment toujours (sur l'histoire) en utilisant le professeur de Harvard», a souligné Lee. «Nous ne demandons pas d'argent. Nous voulons une reconnaissance complète et des excuses.»

La femme, âgée de 92 ans, prendra la parole durant un webinaire intitulé «Déconstruire le négationnisme japonais sur la question des "femmes de réconfort" à travers les mouvements populaires aux Etats-Unis» et organisé par la Harvard Asian Pacific American Law Students Association mardi à 19h (heure américaine).

Cette photo d'archives, prise le 3 février 2021, montre une statue symbolisant les victimes de l'esclavage sexuel du Japon à Séoul.

mjp@yna.co.kr

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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