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Gros plans

(FOCUS) Le nouveau missile balistique KN-23 va renforcer les capacités nucléaires tactiques du Nord, selon des experts

26.03.2021 à 16h40

SEOUL, 26 mars (Yonhap) -- Le nouveau missile balistique de la Corée du Nord, testé cette semaine, pourrait encore renforcer l'arsenal nucléaire tactique du pays et constituer une menace sérieuse pour le Sud et au-delà, en remettant en cause son système de défense antimissile, ont déclaré ce vendredi des experts.

Jeudi, le Nord a tiré ce qui semblait être deux missiles balistiques à courte portée vers la mer de l'Est, a indiqué le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS), lors de son premier test de missile balistique depuis le lancement de l'administration du président américain Joe Biden.

L'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a annoncé vendredi matin qu'il s'agissait d'un «projectile guidé tactique de nouveau type nouvellement développé» avec une ogive de 2,5 tonnes, utilisant «la technologie de base du projectile guidé tactique qui était déjà développée».

Compte tenu de ces descriptions et de leur apparence extérieure, les experts estiment que le missile ressemble à une version améliorée du KN-23 du Nord, sur le modèle du missile balistique mobile russe Iskander.

La variante a été présentée pour la première fois lors d'un défilé militaire organisé à Pyongyang en janvier et n'avait pas été testée auparavant.

La Corée du Nord a confirmé avoir testé avec succès deux missiles tactiques le jeudi 25 mars 2021, selon un rapport publié le lendemain par l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). Il a par ailleurs été noté que leur tête était de 2,5 tonnes. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

«Cela donne à la Corée du Nord la flexibilité d'utiliser une ogive nucléaire pas si compacte sur ce missile», a tweeté Vipin Narang, professeur au Massachusetts Institute of Technology. Le KN-23 original a une charge utile d'une tonne.

Chang Young-keun, un expert en missiles à l'Université aérospatiale de Corée (KAU), a noté qu'il semble difficile de croire aux affirmations du Nord et que d'autres tests seront nécessaires pour vérifier le système, mais le nouveau missile «est suffisamment puissant juste avec des explosifs conventionnels et pourrait servir d'arme nucléaire tactique».

En janvier, le dirigeant Kim a déclaré lors d'un congrès du Parti du travail au pouvoir que son pays développait de nouveaux systèmes d'armes, tels qu'un sous-marin à propulsion nucléaire, des ogives avancées et des armes hypersoniques. Jurant de renforcer encore son arsenal nucléaire, il a également appelé à rendre ses armes nucléaires plus petites, légères et tactiques.

«Kim Jong-un a promis de travailler sur les systèmes nucléaires tactiques. Une façon d'y parvenir est de concevoir des ogives nucléaires compactes légères pour les adapter avec des missiles à courte portée. L'autre est de concevoir des systèmes à courte portée pour transporter une ogive de 2,5 tonnes», a expliqué Narang.

La version améliorée peut également être considérée comme la réponse de Pyongyang au puissant missile terrestre sud-coréen Hyunmoo-4.

«Le Hyunmoo-4 a une charge utile de 2 tonnes et une portée maximale de 800 kilomètres. La Corée du Nord prétend maintenant développer un engin comparable», a indiqué le professeur Chang.

Selon la KCNA, les missiles ont atteint avec précision une cible fixée dans les eaux à 600 kilomètres au large de la côte est, tandis que le JCS a analysé qu'ils auraient volé environ 450 kilomètres à une altitude de 60 km.

«En raison de sa manœuvre de pull-up, les chiffres pourraient différer», a noté Shin Jong-woo, analyste au Forum coréen sur la défense et la sécurité (KODEF) à Séoul.

Plutôt que de suivre la trajectoire parabolique typique d'un missile, le KN-23 montre un chemin plus compliqué en effectuant une manœuvre de pull-up au cours de son vol.

L'Iskander utiliserait aussi un transporteur-érecteur-lanceur (TEL) à 10 roues, par rapport à la version précédente qui employait un TEL à quatre essieux, montrant qu'il était plus long pour être capable de voler plus loin.

Les observateurs estiment que la version précédente est capable de voler entre 400 et 600 km, ce qui met toute la Corée du Sud à sa portée.

L'arme mobile à combustible solide est également difficile à détecter, et l'apogée de pointe basse pourrait neutraliser le système de défense antimissile à haute altitude THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), ont souligné des experts.

La KCNA a rapporté que l'Académie des sciences de défense nationale (ANDS) du Nord a confirmé «les caractéristiques d'orbite irrégulière du mode de vol de type saut plané à basse altitude déjà appliquées à d'autres projectiles guidés», ainsi que «la fiabilité de la version améliorée du moteur à combustible solide» en effectuant plusieurs essais de propulseurs au sol et de leurs processus de mise à feu.

Le JCS a annoncé qu'il analysait le projectile en étroite coordination avec les Etats-Unis.

La Corée du Nord a travaillé au développement de missiles à combustible solide à courte portée ces dernières années tout en suspendant les essais nucléaires et de missiles à longue portée.

En vertu des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, la Corée du Nord a l'interdiction d'effectuer toute activité liée aux missiles balistiques.

L'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a rapporté le vendredi 26 mars 2021 que deux missiles tactiques ont été testés avec succès un jour plus tôt. Il s'agirait de la version nord-coréenne du missile russe Iskander (KN-23) qui a été dévoilé à la parade militaire du 8e Congrès du Parti du travail tenu en janvier dernier. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

as26@yna.co.kr

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