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Un ancien directeur du NIS condamné en appel à 9 ans de prison dans une affaire d'interférence politique

17.09.2021 à 15h47
Ancien directeur du Service national du renseignement (NIS) Won Sei-hoon. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 17 sept. (Yonhap) -- La Haute Cour de Séoul a condamné ce vendredi Won Sei-hoon, ancien directeur du Service national du renseignement (NIS), à neuf ans de prison dans le cadre d'une affaire d'ingérence politique.

Le tribunal a jugé que Won, qui a dirigé le NIS de 2009 à 2013 sous l'administration Lee Myung-bak, a causé des pertes aux caisses de l'Etat, violé la loi sur le statut régissant le NIS et abusé du pouvoir.

La justice a suspendu aussi ses droits civils et politiques pendant sept ans.

La condamnation a été alourdie par rapport aux sept années de prison et la suspension de cinq ans prononcées par la même cour l'année dernière alors que le blanchiment d'une partie des accusations d'abus de pouvoir a été annulé.

La cour d'appel l'a condamné pour avoir infligé des pertes financières à l'Etat en détournant environ 11 milliards de wons (9,3 millions de dollars) des fonds du NIS pour embaucher des civils afin de déformer l'opinion publique dans le cyberespace et étiqueter des groupes progressistes comme des activistes pro-nord-coréens dans le but d'aider les précédents gouvernements conservateurs.

Il a été également jugé coupable d'avoir offert des pots-de-vin d'environ 200 millions de wons à Lee et à son frère à partir de fonds secrets de l'agence.

Il a été inculpé de 13 chefs d'accusation, pour avoir notamment ordonné à des agents du NIS de filer l'épouse de l'ancien président Roh Moo-hyun et le défunt maire de Séoul Park Won-soon, mais la justice l'a acquitté de ces dernières accusations.

En mars, la Cour suprême a renvoyé l'affaire devant la cour d'appel en notant que les accusations d'abus de pouvoir de Won devaient être traitées plus sévèrement compte tenu du statut légal spécial et de l'influence de l'agence.

Aujourd'hui, la cour l'a jugé coupable des accusations d'abus de pouvoir dont il avait été acquitté.

«Les actions de Won ne sont pas pertinentes à la sécurité nationale et à la raison d'existence du NIS et constituent une ingérence dans la politique en violation de la neutralité politique requise à l'agence en vertu de la Constitution», a déclaré le tribunal.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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