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(LEAD) Séoul s'oppose à l'inscription d'une mine japonaise au patrimoine mondial de l'Unesco

28.12.2021 à 20h40

SEOUL, 28 déc. (Yonhap) -- Le ministère des Affaires étrangères de Séoul a exigé ce mardi que le Japon retire son projet d'inscrire la mine japonaise de Sado, dans la préfecture de Niigata, sur la liste du patrimoine mondial de l'Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).

La mine en question a été un lieu du travail forcé de Coréens à l'époque de la colonisation japonaise sur la péninsule coréenne (1910-1945), selon des documents historiques.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Choi Young-sam a noté que la sélection de la mine de Sado comme site candidat était «très déplorable» et exhorté Tokyo à retirer immédiatement cette décision.

L'Agence pour les affaires culturelles du Japon a décidé ce mardi de proposer l'inscription de la mine de Sado sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, d'après un rapport de l'agence de presse japonaise Kyodo. Suite à cette décision, le gouvernement japonais examinera jusqu'au 1er février prochain la lettre de recommandation pour l'inscription du site.

«Notre gouvernement travaillera fermement avec la communauté internationale pour empêcher l'inscription du site, où il y a eu du travail forcé contre la volonté des personnes mobilisées, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sans avoir d'explications suffisantes», a déclaré le porte-parole.

Choi a également évoqué le cas de non-respect de la recommandation de l'Unesco sur l'île de Hashima, qui fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2015. Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a recommandé que le Japon élabore un plan destiné à aider les gens à comprendre l'intégralité de l'histoire liée à ces sites, notamment le fait que des Coréens ont été forcés à travailler sur cette «île navire de guerre». Il a également demandé l'établissement d'un centre d'information.

Plus tard dans la journée, Kyun Jong-ho, directeur général chargé des affaires culturelles du ministère, a convoqué Kazuo Chujo, directeur du Centre culturel et d'information publique à l'ambassade du Japon à Séoul, pour protester contre la décision de Tokyo concernant la mine, selon le ministère.

La mine de Sado était une mine d'or exploitée depuis les années 1600. Elle a ensuite été transformée pour extraire des minerais comme le cuivre, le zinc et le fer pour les matériaux de guerre lors de la guerre du Pacifique. Tout récemment, un document officiel de la direction du travail de la préfecture de Niigata a été découvert et prouve l'existence de salaires impayés de 1.140 migrants coréens qui ont été mobilisés pour le travail forcé.

Choi Young-sam, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. (Photo d'archives Yonhap)
Cette photo d'archives fournie par l'agence de presse japonaise Kyodo News montre la mine de Sado où des Coréens ont été forcés de travailler pendant la domination coloniale japonaise de 1910-45.

jhoh@yna.co.kr

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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