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(LEAD) Les USA et 7 autres pays demandent l'application intégrale des sanctions contre le Nord

21.01.2022 à 14h29

WASHINGTON/SEOUL, 21 jan. (Yonhap) -- Les Etats-Unis et sept autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) ont appelé ce jeudi (heure américaine) tous les membres de l'ONU à appliquer pleinement les sanctions du CSNU contre la Corée du Nord.

L'appel est intervenu après que la Chine a bloqué une proposition américaine d'imposer des sanctions supplémentaires de l'ONU contre le Nord pour avoir effectué au moins quatre lancements de missiles depuis le début de l'année.

«Nous appelons également tous les Etats membres à mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité, auxquelles le Conseil de sécurité a souscrit à l'unanimité, et qui appellent la RPDC (République populaire démocratique de Corée) à abandonner ses programmes d'armes de destruction massive et de missiles balistiques de manières complète, vérifiable et irréversible», indique la déclaration conjointe, prononcée par l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield.

Dans cette déclaration les 7 autres représentants diplomatiques auprès des Nations unies ont signés dont d'Albanie, du Brésil, de Grande-Bretagne, de France, d'Irlande, du Japon et des Emirats arabes unis.

«Il est extrêmement important que les Etats membres prennent les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les sanctions dans leurs juridictions, ou ils risquent de donner un chèque en blanc au régime de la RPDC pour faire avancer son programme d'armement», ajoute le communiqué conjoint.

Le Conseil de sécurité devait initialement tenir une séance à huis clos ce jour-là afin de discuter des sanctions supplémentaires contre Pyongyang proposées par Washington. La Chine, l'un des cinq membres permanents du conseil disposant d'un droit de veto, a bloqué les sanctions suggérées par les Etats-Unis, selon des informations antérieures.

«Nous continuerons de dénoncer les actions déstabilisatrices de la RPDC comme des affronts à la paix et à la stabilité régionales et internationales», souligne le communiqué conjoint publié par les Etats-Unis et sept des 15 membres du Conseil de sécurité.

Ils ont également soutenu que le fait que le Nord ait effectué quatre lancements de missiles ne devrait pas être contesté, notant qu'il a publié lui-même des photos de ces lancements. «Et nous savons que les lancements de missiles de la RPDC qui utilisent la technologie des missiles balistiques violent les résolutions du Conseil de sécurité», ont-ils affirmé.

«Ces faits ne doivent pas être contestés. Le comportement illégal de la RPDC est une menace pour la paix et la sécurité internationales. Ces lancements démontrent la détermination du régime à poursuivre à tout prix les programmes d'armes de destruction massive et de missiles balistiques, y compris aux dépens de son propre peuple», ont-ils ajouté.

A propos de la réunion à huis clos du Conseil de sécurité qui n'a abouti à aucun résultat concret, un officiel du ministère des Affaires étrangères de Séoul a affirmé que «le gouvernement communique étroitement avec les pays membres du Conseil de sécurité, dont les Etats-Unis, sur la situation actuelle dans la péninsule coréenne et sur les contre-mesures à prendre dans l'avenir».

D'après un rapport d'un média américain, les Etats-Unis auraient demandé aux 14 autres pays membres du Conseil de sécurité d'établir un communiqué de presse conjoint simplifié, le niveau le plus bas pour une action commune du conseil après les tirs de missiles KN-24 du 17 janvier dernier par le Nord, mais la Chine aurait affiché son objection à tout communiqué.

Le texte de ce communiqué devait comporter une condamnation des tirs de missiles nord-coréens en violation des résolutions du Conseil de sécurité ainsi qu'une demande d'un retour au dialogue pour la dénucléarisation.

En plus de cette tentative, la demande des Etats-Unis pour ajouter les cinq Nord-Coréens visés par des sanctions indépendantes du Comité des sanctions contre la Corée du Nord de l'ONU sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité a été également bloquée à la demande de la Russie et de la Chine qui souhaitent mettre ce sujet en suspens.

La Corée du Nord a annoncé jeudi (heure de Séoul) qu'elle envisagerait de reprendre «les activités temporairement suspendues», ce qui, selon beaucoup, suggérait la reprise des essais nucléaires et de missiles à longue portée.

Pyongyang maintient un moratoire auto-imposé sur les essais nucléaires et de missiles à longue portée depuis novembre 2017, bien que le dirigeant Kim Jong-un ait déclaré en 2019 qu'il ne se sentait plus lié à de telles restrictions.

Le Conseil de sécurité des Nations unies face aux tirs de missiles nord-coréens (Photomontage de Yonhap TV. Revente et archivage interdits)

as26@yna.co.kr

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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