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National

(2e LD) Séoul exprime ses «profonds regrets» suite à la décision de Tokyo de recommander l'inscription de la mine de Sado au patrimoine mondial

28.01.2022 à 21h50

SEOUL, 28 jan. (Yonhap) -- La Corée du Sud a exprimé ce vendredi ses «profonds regrets» suite à la décision du Japon de recommander l'inscription de la mine de Sado, une ancienne mine liée au travail forcé en temps de guerre, au patrimoine mondial de l'Unesco et a appelé au retrait de la demande.

Le deuxième vice-ministre des Affaires étrangères de Séoul, Choi Jong-moon, a convoqué l'ambassadeur du Japon en Corée du Sud, Aiboshi Koichi, pour protester après que le Premier ministre japonais Fumio Kishida a annoncé son intention de faire inscrire la mine controversée de l'île de Sado sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 2023.

Convocation

La décision devrait être confirmée lors d'une réunion du Cabinet prévue le 1er février, date limite de candidature.

«Notre gouvernement regrette profondément la décision du gouvernement japonais de faire inscrire la mine de Sado, où les Coréens ont été contraints de travailler pendant la Seconde Guerre mondiale, malgré nos appels répétés, et l'a exhorté à arrêter de telles tentatives», a déclaré le porte-parole du ministère Choi Young-sam, dans un communiqué.

La mine de Sado était une mine d'or au 17ème siècle qui a été transformée en une installation pour produire des matériaux utilisés lors de la guerre, tels que le cuivre, le fer et le zinc, pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été complètement fermée en 1989.

Selon des documents historiques, environ 2.000 Coréens ont été contraints à travailler dans la mine.

Si la candidature est déposée, un organe consultatif de l'Unesco inspectera le site minier en automne et décidera vers mai de l'année prochaine de l'ajouter ou non à la liste. Le Comité du patrimoine mondial examinera ensuite son avis en été de l'année prochaine.

La démarche de Tokyo pour enregistrer un autre site lié à ses atrocités de guerre est considérée comme une gifle, d'autant plus que le Japon n'a pas tenu sa promesse d'informer le public sur le travail forcé des Coréens sur l'île de Hashima, également connue sous le nom de Battleship Island, qui a été inscrite au patrimoine mondial en 2015.

Lors de la désignation en 2015 de 23 sites de l'ère Meiji au patrimoine mondial, Tokyo a déclaré qu'il créera un centre d'information fournissant des explications suffisantes sur le travail forcé, mais celui-ci ne fait que souligner les accomplissements de la révolution industrielle japonaise.

Le Comité du patrimoine mondial a exprimé ses vifs regrets en juillet de l'année dernière sur le fait que Tokyo n'a pas tenu sa promesse et l'a appelé à améliorer la façon dont il explique ce qui s'est passé en relation avec les victimes coréennes.

«Le gouvernement japonais devrait d'abord prendre des mesures pour tenir ses promesses sur les mesures de suivi de l'inscription au patrimoine mondial de 2015», a déclaré Choi dans le communiqué.

Le gouvernement sud-coréen prévoit de créer un groupe de travail composé de fonctionnaires et d'experts pour répondre à la décision de Tokyo, la décrivant comme une tentative «de provoquer des conflits avec les Etats membres et de politiser l'Unesco».

«L'initiative unilatérale pour inscrire au patrimoine mondial un site qui provoque un tel conflit avec un Etat membre sans consultation avec les pays concernés va à l'encontre de l'objectif de l'Unesco de préserver le patrimoine commun de l'humanité et de promouvoir la paix», a déclaré un autre responsable du ministère aux journalistes. «Nous mobiliserons divers moyens diplomatiques pour transmettre notre position à l'Unesco et à la communauté internationale.»

Les relations entre la Corée du Sud et le Japon restent tendues du fait, entre autres, de la question du travail forcé en temps de guerre. Tokyo a imposé des restrictions sur les exportations vers la Corée du Sud en 2019 en représailles aux décisions de la Cour suprême sud-coréenne selon lesquelles les entreprises japonaises doivent indemniser les victimes du travail forcé.

Tokyo affirme que toutes les questions liées aux réparations ont été réglées en vertu du traité de 1965 qui a normalisé leurs relations diplomatiques et demande à Séoul de proposer des solutions «acceptables».

Mine de Sado

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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