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«Réelle possibilité» d'un essai nucléaire ou de missile au Nord pendant le voyage de Biden en Asie

19.05.2022 à 09h46

WASHINGTON, 18 mai (Yonhap) -- La Corée du Nord pourrait mener un test nucléaire ou de missile à longue portée avant ou même pendant le voyage du président Joe Biden en Corée du Sud et au Japon, a déclaré ce mercredi le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan.

Il a indiqué que les Etats-Unis étaient tout à fait prêts à apporter les ajustements nécessaires à la posture de défense américaine pour assurer la sécurité des Etats-Unis et de leurs alliés.

«En ce qui concerne la question de la Corée du Nord, nous avons dit depuis cette tribune, nous avons dit au département d'Etat et nous avons fait savoir en termes assez clairs que nos renseignements reflètent la possibilité réelle qu'il y ait soit un nouvel essai de missile, y compris un essai de missile à longue portée, ou un essai nucléaire ou franchement les deux dans les jours précédant ou après le voyage du président dans la région», a souligné Sullivan lors d'un point de presse à la Maison-Blanche.

«Nous nous préparons à toutes les éventualités, y compris la possibilité qu'une telle provocation se produise alors que nous sommes en Corée ou au Japon», a-t-il ajouté. Biden entreprendra un voyage en Corée du Sud et au Japon cette semaine, en commençant par une visite de trois jours à Séoul à partir de vendredi (heure de Séoul), suivie d'une séjour de trois jours à Tokyo.

Le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, Jake Sullivan, répond aux questions lors d'un point de presse à la Maison-Blanche, le 18 mai 2022, sur cette image capturée sur le site Web de la Maison-Blanche. (Revente et archivage interdits)

L'armée nord-coréenne a organisé 16 séries de lancements de missiles cette année, et le département d'Etat a déclaré que le pays pourrait se préparer à effectuer un essai nucléaire dès ce mois-ci.

Pyongyang a récemment commencé à signaler des cas de nouveau coronavirus (Covid-19) pour la première fois depuis le début de la pandémie il y a plus de deux ans, incitant beaucoup à croire que le pays pourrait s'abstenir d'organiser des provocations supplémentaires, y compris un essai nucléaire, pour empêcher la propagation du Covid-19.

Cependant, le porte-parole du département d'Etat, Ned Price, a déclaré ne pas s'attendre à un retard lorsqu'on lui a posé la question mardi.

Sullivan a réitéré que les Etats-Unis étaient prêts à toutes les possibilités.

«Nous sommes évidemment prêts à apporter des ajustements à court et long termes à notre posture militaire si nécessaire pour nous assurer que nous fournissons à la fois la défense et la dissuasion à nos alliés dans la région, puis nous répondrons à toute provocation nord-coréenne», a-t-il affirmé. Le principal conseiller à la sécurité a déclaré que le voyage de Biden mettrait en évidence son engagement envers les alliances américaines avec les deux pays, ainsi qu'avec toute la région.

«Il a également l'intention de saisir ce moment, ce moment charnière pour affirmer un leadership américain audacieux et confiant dans une autre région vitale du monde, l'Indo-Pacifique», a mis en avant Sullivan à propos du voyage, qui marquera la première tournée asiatique de Biden depuis sa prise de fonction en janvier 2021.

«Lors de ce voyage, il (Biden) aura l'occasion de réaffirmer et de renforcer deux alliances de sécurité vitales, d'approfondir deux partenariats économiques dynamiques, de travailler avec deux autres démocraties pour façonner les règles de la route pour le XXIe siècle», a-t-il ajouté. .

Des responsables à Séoul ont déclaré plus tôt que Biden et le président Yoon Suk-yeol tiendraient un sommet samedi (heure de Séoul). Yoon a pris ses fonctions le 10 mai. Sullivan a indiqué que les deux dirigeants «se consulteront sur le défi posé par les programmes nucléaire et de missiles de la République populaire démocratique de Corée (RPDC)», faisant référence à la Corée du Nord par son nom officiel.

Biden discutera également avec des leaders de la technologie et de la fabrication en Corée du Sud, qui «mobilisent des milliards de dollars d'investissements ici aux Etats-Unis pour créer des milliers d'emplois américains bien rémunérés», a noté Sullivan.

Le président américain prévoit également de rencontrer des troupes américaines et sud-coréennes lors de sa visite à Séoul. Il n'a cependant pas l'intention de se rendre dans la Zone démilitarisée (DMZ), a précisé l'attachée de presse de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre, malgré des informations antérieures à Séoul selon lesquelles le président américain envisageait une visite au 38e parallèle.

La DMZ est une zone tampon de 4 kilomètres de large entre les deux Corées. Biden a visité la zone hautement fortifiée en 2001 et 2013 en tant que président de la commission des relations étrangères du Sénat et vice-président des Etats-Unis, respectivement. Les Etats-Unis maintiennent actuellement quelque 28.500 soldats en Corée du Sud.

Biden et Yoon devraient également discuter de la participation de Séoul au nouveau Cadre économique de l'Indo-Pacifique (IPEF) américain qui, selon Sullivan, sera lancé lors de la visite de Biden à Tokyo.

L'IPEF, a déclaré Sullivan, «est un arrangement économique du XXIe siècle, un nouveau modèle conçu pour relever les nouveaux défis économiques, de l'établissement des règles de l'économie numérique à la garantie de chaînes d'approvisionnement sûres et résilientes, en passant par la gestion de la transition énergétique et l'investissement dans des infrastructures propres, modernes et de haute qualité». Les responsables de Séoul ont fait savoir que Yoon assisterait «virtuellement» au lancement de l'IPEF.

«Nous pensons que ce voyage va mettre en évidence la stratégie Indo-Pacifique du président Biden, et qu'il montrera de manière vivante que les Etats-Unis peuvent, à la fois, mener le monde libre pour répondre à la guerre de la Russie en Ukraine, et à en même temps tracer la voie vers un leadership américain efficace et fondé sur des principes», a affirmé Sullivan.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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